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Comment j’ai commencé à lire ?

Depuis petite, j’aime la lecture. Très tôt j’ai dévoré les « Max et Lili » édité chez Calligram. Je me souviens les avoir cumulés mais surtout je me souviens que ma mère – elle même lectrice addict – ne me refusait jamais ces livres. Peut-être qu’elle voyait en moi, une future passion commune.

Puis, me voilà à ranger ces livres dans le grenier, n’ayant plus l’âge de poursuivre ces lectures de jeunesse. Vers l’âge de treize ans je découvre Marc Levy et son livre « Et si c’était vrai ». Ce fut une révélation. J’étais époustouflée par l’histoire, par ce talent d’imagination. Marc Levy est devenu mon ami. Davantage avec « où es-tu ? ». Un véritable coup de poing, un coup de coeur. Je me revois en 4e, sur mon lit, faisant une nuit blanche malgré les cours le lendemain. Je ne pouvais pas lâcher mon bouquin, je me sentais prisonnière de l’histoire et de la vie de Philipp. J’étais spectatrice d’un monde que je ne maitrisais pas, j’étais aux premières loges de ces destins. Si je posais mon livre, j’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose, que j’allais manquer quelque chose. 

Puis Marc Levy, comme une histoire d’amour qui s’achève, m’a lassé. J’ai eu l’impression de lire et relire toujours la même histoire au fil des récits. Alors j’ai décidé comme une rupture, de passer à autre chose. C’est là que je rencontre Guillaume Musso, son écriture est franche, j’aime les citations au début de chaque chapitre. Il y a quelque chose de nouveau dans cette relation littéraire. Il apporte de la modernité. Mais très vite, je ne me sens plus en phase avec l’auteur que je trouve parfois un peu vulgaire dans la tournure de ses phrases, de ses mots.  Bien que Monsieur Musso soit l’auteur numéro 1 de France, je décide d’élargir mes horizons, je me lance parfois à l’aveugle, parfois avec l’avis de ma mère dans d’autre genre littéraire.

J’ai découvert la Barbare de notre chère Madame Pancol qui fut un de mes premiers grand amour, j’ai dévoré mille femmes blanches qui fut pour moi un chef d’oeuvre qui l’est toujours à mon sens, j’ai pleuré pour « les oiseaux se cachent pour mourir’ dans lequel j’ai collé un trèfle quatre feuilles. Ce livre m’a souvent accompagné à plusieurs étapes de ma vie.

A l’aube de mes 28 ans, je lis un livre par semaine (en moyenne), j’ai participé à plusieurs cafés littéraires, j’ai découvert des auteurs passionnant, j’ai rencontré des personnes fantastiques avec qui nous échangeons régulièrement sur les livres. D’une certaine façon, j’ai fait de cette passion un métier. Un sens à ma vie. Cette phrase n’a jamais été aussi importante pour moi que maintenant.

Chaque fois que je lis, j’ai l’impression de devenir une personne nouvelle. Cette richesse d’information, d’imagination, de documentation, de découverte me donne l’impression de m’ouvrir en permanence à d’autres choses. Cette ouverture d’esprit me ramène souvent à des réflexions qui me pose, qui me font rêver, qui me font avancer.

Comme le dit très bien Kerry Reich « Lire c’est rêver les yeux ouverts ».

A très bientôt !

Sophie